Cinéma aux Valangines: Invictus

invictus-dvd21 avril 2016, 19h30, Centre paroissial aux Valangines

Rejoignez-nous pour visionner ensemble:

Invictus. Un film de Clint Eastwood, 2009. Avec Morgan Freeman (nominé aux Oscars) et Matt Damon.

 

Le film…

1994, la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud est marquée par l’élection à la présidence de Nelson Mandela. Quoi qu’il en soit, le pays reste très divisé et les violences raciales sont le pain quotidien du peuple.

INVICTUS DE CLINT EASTWOOD MORGAN FREEMAN MATT DAMON

Réunir une nation autour du sport… l’idée n’est pas neuve, songeons aux jeux antiques. Miser sur le football, sport populaire aurait été une possibilité… Mais c’est sur le rugby, réservé aux blancs, que parie Nelson Mandela pour œuvrer à la réconciliation de sa nation.

Suite à une action politique et sociale intelligente et audacieuse, la victoire des Springboks en 1995 lors de la coupe du monde est une bataille gagnée dans la guerre qu’est la réunification de ce pays.

… et après

A la suite du film, prenez le temps de partager une petite agape pour discuter de ce thème passionnant de l’unification, qui concerne tout en chacun aujourd’hui. Nous devons tous faire face à des divisions manifestes entre rangs sociaux, entre religions, entre collègues, entre amis parfois.

Ouverture

Un film…

… vainqueur des idées reçues. Réunir des personnes que tout semble divisier… Ce film nous invite à revoir nos préjugés parfois largement partagés, développer un rapport de confiance et d’ouverture pour fonder une communauté soudée malgré nos différences.

q738CdJsUcPE1Fks1-kmP4ggRuYEt pour cela, saurons-nous prendre des initiatives aussi osées et ingénieuses que l’a fait Mandela pour le pardon mutuel et la paix chez nous comme ailleurs?

 

… victime de ses propres clichés. Nous pourrions aussi nous interroger sur la teinte américanisante donnée à cette épopée de l’Afrique du Sud par Clint Eastwood. Malgré ses bonnes intentions, le réalisateur a peut-être été victime de sa propre culture caractérisée par l’individualisme. Ainsi que le résume Mona Chollet dans Le Monde diplomatique, le 12 janvier 2010:

Un credo qui affirme que faire tenir une société, ce n’est rien d’autre que lui offrir quelques satisfactions symboliques, en même temps que des modèles identificatoires qui stimulent l’initiative individuelle […] Le culte de la personnalité et de l’homme providentiel qui imprègne le film […]risque de donner l’illusion que Mandela a vaincu l’apartheid tout seul. L’intéressé écrit pourtant dans ses mémoires qu’il se considère comme « la somme de tous ces patriotes africains disparus avant [lui] »

NELSON-MANDELA

N’oublions peut-être simplement pas que Morgan Freeman n’est pas Nelson Mandela…