Semaine du 9 au 15 janvier 2017. Taizé: ouvrir des chemins d’espérance

 

Unanimes, ils se rendaient chaque jour assidûment au temple ; ils rompaient le pain à domicile, prenant leur nourriture dans l’allégresse et la simplicité de cœur. Actes 2, 46

Ouvrir des chemins d’espérance… Sur les traces de la rencontre européenne de Taizé

15’000 ou 16’000. C’est le nombre de jeunes s’étant réunis à Riga, capitale de Lettonie, du 28 décembre 2016 au 1er janvier 2017. Des jeunes de tout le continent, catholiques, orthodoxes et protestants, réunis lors de la 39e rencontre européenne animée par la communauté de Taizé.

Ces rencontres, année après année, permettent à des personnes d’origines et de traditions très diverses de partager, d’échanger, de prier, de chanter et simplement de vivre quelques jours ensemble. Rencontrer l’autre, c’est le découvrir « à nu », sans préjugé, dans sa réalité de vie. Cela signifie aussi le découvrir sous le jour de Dieu, découvrir à travers lui l’amour profond que Dieu nous porte, dans la simplicité de la rencontre de visage à visage, de regard à regard.

Quelques 80 jeunes suisses ont participé à cette rencontre. J’ai retrouvé dernièrement une amie rentrant du pays letton, pleine de joie et de reconnaissance pour les beaux moments vécus là-bas. Nous avons discuté longuement du thème de la simplicité, au cœur de la rencontre.

Je souhaite simplement partager ici les quatre propositions que Frère Alois, prieur de la communauté de Taizé nous donne pour, comme il le dit lui-même, « nous entraîner à ouvrir des chemins d’espérance ». Ces propositions se trouvent sur le site internet de la communauté.

Puisse cette lecture être une source d’inspiration, autant qu’elle l’est pour moi, afin d’imaginer l’aujourd’hui de la vie chrétienne ! Belle semaine à chacune et à chacun !

Guillaume

Lundi 9 janvier

Bonjour!

Ensemble ouvrir des chemins d’espérance…

Début septembre 2016, une étape du pèlerinage de confiance a réuni 7500 jeunes africains à Cotonou, au Bénin. Le thème de ce rassemblement nous inspirera pendant l’année 2017 : ensemble – non pas isolément mais soutenus les uns par les autres – ouvrir des chemins d’espérance – en nous-mêmes, autour de nous et pour la famille humaine.

Une des questions posées à Cotonou : pour alimenter l’espérance, comment sortir d’une passivité qui se contenterait d’attendre un changement venant de l’extérieur ? Quels engagements sont à la portée de chacun ?

Il est urgent que ceux des autres continents écoutent tant d’Africains qui aspirent à plus de justice dans les relations politiques et économiques internationales : il y a là une des conditions pour qu’ils puissent envisager sereinement la construction de l’avenir chez eux.

En Afrique, de plus en plus de jeunes, pour préparer leur avenir, voudraient mettre en œuvre l’immense potentiel de créativité qui les caractérise. Ils seront capables d’éveiller le courage de jeunes qui dans d’autres parties du monde connaissent des situations semblables.

Afin de poursuivre la réflexion de la rencontre de Cotonou, à Taizé et ailleurs, voici quatre propositions qui vont nous entraîner à ouvrir des chemins d’espérance.

Nous tenterons de découvrir comment réaliser ces propositions dans la simplicité, une des trois réalités – avec la joie et la miséricorde – que frère Roger a souhaité placer au cœur de la vie de la communauté de Taizé.

Vers l’unité du continent européen

Devant l’arrivée des migrants, dépassons la peur !

La rencontre organisée par la communauté de Taizé fin décembre 2016 à Riga a rassemblé des jeunes de toute l’Europe. Du 28 décembre 2016 au 1er janvier 2017, des jeunes de tout le continent, catholiques, orthodoxes et protestants, ont participé à la 39e rencontre européenne animée par la communauté de Taizé à Riga, capitale de la Lettonie. Le 2 janvier, ce rassemblement a été prolongé à Tallinn (Estonie) et à Vilnius (Lituanie). C’était une étape du « pèlerinage de confiance à travers la terre » soutenu par Taizé depuis de nombreuses années. Venant aussi bien des pays membres de l’Union européenne que des pays qui n’en font pas partie, ils ont fait l’expérience de la fraternité qui peut unir des personnes de l’ensemble du continent.

Ce rendez-vous nordique a aussi permis aux jeunes d’autres régions de découvrir le visage baltique de l’Europe, une des facettes de la belle diversité des peuples, chacun ayant son histoire, ses traditions, ses particularités.

Un avenir de paix nécessite que les Européens élargissent leur conscience afin de faire grandir une solidarité entre tous les pays qui constituent le continent. Multiplier contacts, échanges, collaborations est fondamental.

La construction de l’unité du continent ne peut se faire que si davantage de dialogue et d’écoute s’instaure entre les pays : ceux de l’Union européenne et les autres, ceux de l’Europe de l’Ouest et ceux de l’Europe centrale et orientale, ceux du Nord et du Sud. Chaque pays, petit ou grand, doit pouvoir faire entendre sa voix, avec sa spécificité. S’efforcer de comprendre de l’intérieur la conscience des autres est une condition pour que les attitudes parfois discordantes soient mieux déchiffrées et ne suscitent pas des réactions motivées seulement par l’émotion.

Les Européens pourraient-il découvrir que leurs racines communes sont bien plus profondes que leurs divergences ?

L’Europe a développé un élan de réconciliation à la suite de la Deuxième Guerre mondiale. Elle a connu une nouvelle période de recherche d’unité après la chute du Mur de Berlin. Beaucoup de jeunes estiment que l’Europe ne continuera à se construire que si elle approfondit cet idéal de fraternité. Ils aspirent à une Europe non seulement unie à l’intérieur d’elle-même, mais ouverte aux autres continents et solidaire avec les peuples qui traversent les plus grandes épreuves.

Dans le monde entier, des femmes, des hommes et des enfants sont obligés de s’éloigner de leur terre. C’est leur détresse qui crée une motivation pour partir. Celle-ci est plus forte que les barrières dressées pour entraver leur marche. Les manifestations d’inquiétude dans les régions riches ne décourageront pas de quitter leurs pays ceux qui y connaissent des souffrances intolérables.

Certains affirment : « Nous ne pouvons pas accueillir tout le monde. » D’autres au contraire considèrent que les mouvements de populations auxquels nous assistons sont inéluctables car ils résultent de situations insupportables. Chercher à réguler ces mouvements est légitime et nécessaire. Abandonner des réfugiés aux mains des passeurs au risque de leur mort en Méditerranée contredit toutes les valeurs humaines.

Il n’est pas possible d’éluder la part de responsabilité des pays riches dans les blessures de l’histoire et dans les dérèglements environnementaux qui ont provoqué et provoquent d’immenses migrations, depuis l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Amérique centrale, ailleurs encore. Aujourd’hui, certains choix politiques ou économiques des pays riches demeurent source d’instabilité dans d’autres régions. Il conviendrait maintenant que les sociétés occidentales aillent au-delà de la peur de l’étranger, des différences de cultures, et se mettent courageusement à façonner le visage nouveau que les migrations leur donnent déjà. Si de vraies difficultés sont liées à l’arrivée des migrants, leur venue peut être une chance pour stimuler l’Europe à être ouverte et solidaire.

Il est des lieux où le nombre d’arrivants est tel que les habitants sont dépassés et fatigués, ce qui est compréhensible : une trop lourde charge repose sur eux, les pays européens n’arrivant pas encore à l’assumer en commun. Mais beaucoup offrent un accueil généreux aux réfugiés et font l’expérience que le contact personnel développe souvent une belle fraternité réciproque.

Rien ne vaut les contacts personnels. Cela est vrai notamment par rapport à l’islam. Des musulmans et des chrétiens peuvent chercher des gestes pour témoigner ensemble de la paix et rejeter ensemble la violence exercée au nom de Dieu. François d’Assise, dans son désir de contribuer à la paix, n’a pas hésité à aller rencontrer le Sultan en Égypte voici 800 ans. Mère Teresa a consacré sa vie aux plus pauvres, quelle que soit leur religion.

Des pays européens qui voudraient s’isoler n’auraient pas d’avenir. Entre européens comme à l’égard des réfugiés, la fraternité est le seul chemin pour préparer la paix.

Belle journée

Guillaume

Mardi 10 janvier

Bonjour!

Voici donc la

Première proposition : Tenir fermes dans l’espérance, elle est créatrice

Espérant contre toute espérance, Abraham crut et devint le père d’un grand nombre de peuples. (Romains 4, 18)

L’espérance est l’ancre de notre vie. Elle est sûre et solide. (Hébreux 6, 19)

Qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme un enfant n’y entrera pas. (Luc 18, 17)

Dans l’instabilité du monde d’aujourd’hui, nous sommes déconcertés par la violence, la souffrance, les injustices. La création gémit tout entière, comme si elle passait par les douleurs d’un enfantement. L’Esprit Saint gémit aussi, mais il est le soutien de notre espérance (voir Romains 8,22 et 26). Alors que pouvons-nous ?

La foi est une simple confiance en Dieu. Elle ne nous offre pas des réponses toutes faites, mais nous donne de ne pas être paralysés par la peur ou le découragement. Elle nous engage, nous met en route. Par elle nous saisissons que l’Évangile élargit un horizon d’espérance au-delà de toute espérance.

Cette espérance n’est pas un optimisme facile qui ferme les yeux sur la réalité, mais une ancre jetée en Dieu. Elle est créatrice. Des signes en sont déjà inscrits dans les lieux les plus inespérés de la terre.

  • Osons croire à la présence de l’Esprit Saint en nos cœurs et dans le monde. Appuyons-nous sur elle, même si elle est invisible.
  • Que notre foi demeure simple à l’image de la confiance des enfants ! Il ne s’agit pas de réduire son contenu mais de s’attacher à ce qui en est le centre : l’amour de Dieu pour l’humanité et pour toute la création. La Bible en raconte l’histoire, depuis sa fraîcheur première, jusqu’aux obstacles, et même aux infidélités humaines. Dieu ne se fatigue pas d’aimer : puisse ce message nous maintenir dans l’espérance !
  • Pour nous imprégner de ce message, nous et nos proches, retrouvons-nous plus souvent pour la prière commune. Que sa beauté simple rende perceptibles des reflets du mystère de Dieu et conduise à une rencontre personnelle avec lui.

A tous et toutes, une très belle journée

Guillaume

Mercredi 11 janvier

Bonjour,

sans plus attendre voici la

Deuxième proposition : Simplifier notre vie pour partager

Jésus dit : « Je suis doux et humble de cœur. » (Matthieu 11, 29)

Vous avez reçu gratuitement, donnez aussi gratuitement. (Matthieu 10, 8)

Jésus dit à un jeune homme riche : « Va vendre tout ce que tu possèdes et donne l’argent aux pauvres… Puis viens, suis-moi ! » (Matthieu 19, 21)

La course à l’argent, à la réussite, l’avidité entraînent des injustices et aussi des frustrations. Développer un esprit de partage, comme y invite l’Évangile : là est un des chemins d’espérance à ouvrir aujourd’hui.

Choisir une vie de simplicité est source de liberté et de joie. L’existence en est allégée.
La simplicité est limpidité du cœur. Sans être naïve, elle refuse la méfiance. Elle est l’inverse de la duplicité. Elle permet de dialoguer sans peur avec chaque vis-à-vis. La vie de Jésus en montre l’exemple.

  • Dans le domaine matériel, poursuivons une simplification continuelle, elle va nous inspirer des gestes de partage face aux souffrances humaines, à l’humiliation de la pauvreté, aux injustices, aux épreuves des migrants, aux conflits à travers le monde…
  • Soutenons-nous réciproquement pour susciter avec courage des signes d’espérance dans nos quartiers, là où nous travaillons ou étudions, dans un engagement social ou environnemental…
  • Cherchons par un style de vie simple et sobre à être en meilleure harmonie avec la création, contribuant ainsi à la lutte contre les désastres écologiques et le réchauffement climatique. Ce combat n’incombe pas seulement aux gouvernants des peuples, tous peuvent par exemple consommer plus localement, utiliser davantage les transports publics…
  • Laissons-nous emplir de cette interrogation : suis-je prêt à suivre pour toujours le Christ doux et humble de cœur, en choisissant de lui appartenir dans la simplicité d’un oui, dans un esprit de gratuité ?

Je vous laisse sur cette question et vous retrouve avec plaisir demain

Salutations fraternelles en Christ

Guillaume

Jeudi 12 janvier

Bonjour chers lecteurs et chères lectrices,

sans plus attendre, voici la

Troisième proposition : Être ensemble pour que se dévoile la dynamique de l’Évangile

Chaque jour, les premiers croyants se réunissaient dans le temple, ils rompaient le pain dans leurs maisons et mangeaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur. (Actes 2, 46)

Il y a diverses sortes de dons spirituels, mais c’est le même Esprit qui les accorde. Il y a diverses façons de servir, mais c’est le même Seigneur que l’on sert. (1 Corinthiens 12, 4-5)

N’oubliez pas l’hospitalité car, grâce à elle, certains, sans le savoir, ont accueilli des anges. (Hébreux 13, 2)

La Bible raconte comment deux hommes que tout opposait, Pierre et Corneille, ont découvert seulement en se rencontrant une vérité inconnue de l’un et de l’autre. Il a fallu qu’ils soient ensemble pour saisir que l’Esprit Saint faisait franchir des frontières et réunissait ceux qui se croyaient étrangers. La dynamique de l’Évangile ne se dévoile que lorsque nous sommes ensemble (Lire les chapitres 10 et 11 des Actes des Apôtres).

Quand les chrétiens sont divisés, entre confessions ou à l’intérieur d’une même Église, le message de l’Évangile est obscurci. Serons-nous capables de cheminer ensemble sans nous laisser séparer par nos différences ? Si, comme chrétiens, nous savions montrer que l’unité est possible dans la diversité, nous aiderions l’humanité à être une famille plus unie.

  • Le Christ réunit en une seule communauté des hommes et des femmes, des enfants et des personnes âgées, de tous horizons, langues et cultures, et même de nations opposées par l’histoire. Cherchons à en donner des signes simples là où nous vivons.
  • Pour être vivante, toute communauté est appelée à se décentrer d’elle-même. Développons à l’égard des chrétiens qui ont des options éloignées des nôtres une attitude d’hospitalité, à l’image de celle de Dieu. Une telle ouverture du cœur nécessite un effort de « traduction » car les croyances et les convictions peuvent être comme des langues étrangères les unes aux autres.
  • Si, entre chrétiens séparés, perdure le souvenir d’intolérances réciproques dans l’histoire et que tous les fils ne peuvent pas être démêlés, osons nous accueillir quand même, en pardonnant, et sans chercher à savoir qui a eu tort ou qui a eu raison. Il n’y a pas de réconciliation sans sacrifice.
  • L’hospitalité va de pair avec la reconnaissance de l’autre dans son altérité. Quand ses croyances nous demeurent incompréhensibles, soyons au moins attentifs à son authenticité. Qu’il y ait un élément festif dans la découverte de l’autre !

Bien sincèrement

Guillaume

Vendredi 13 janvier

Bonjour,

pour ce dernier jour de la semaine, je vous propose donc une

Quatrième proposition : Faire grandir la fraternité pour préparer la paix

Jésus n’a pas honte d’appeler les humains ses frères et ses sœurs. (Hébreux 2, 11)

Jésus dit : « Vous n’avez qu’un seul Maître et vous êtes tous frères. N’appelez personne sur la terre votre ‘Père’, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est au ciel. » (Matthieu 23, 8-9) Il dit aussi : « Quiconque fait la volonté de Dieu m’est un frère et une sœur et une mère. » (Matthieu 12, 50)

Jésus dit : « On viendra de l’est et de l’ouest, du nord et du sud pour prendre place à table dans le Royaume de Dieu. » (Luc 13, 29)

Contribuer à la paix, à la justice internationale : voilà encore un chemin d’espérance à ouvrir aujourd’hui.

La paix sur la terre commence dans le cœur de chacun. C’est d’abord notre cœur qui a besoin d’être changé, et ce changement suppose une conversion toute simple : se laisser habiter par l’Esprit de Dieu, accueillir une paix qui s’élargira et se communiquera de proche en proche. « Acquiers la paix intérieure et des milliers autour de toi trouveront le salut. » (Séraphim de Sarov, moine russe, 1759-1833)

  • Écrivons par nos vies les pages neuves d’une simple fraternité qui dépasse les cloisonnements et les murs : murs physiques édifiés en diverses régions du monde, murs de l’ignorance, des préjugés, des idéologies. Ouvrons-nous à d’autres cultures et mentalités.
  • Ne permettons pas que le rejet de l’étranger s’introduise dans notre cœur car le refus de l’autre est le germe de la barbarie. Au lieu de voir dans l’étranger une menace pour notre niveau de vie ou notre culture, accueillons-le comme membre de la famille humaine. Allons visiter des réfugiés. Avec le simple but de les connaître, d’écouter leur histoire. Puis – qui sait ? – d’autres pas de solidarité vont suivre.
  • Rencontrons ceux qui sont différents de nous. Échangeons avec ceux qui pensent autrement que nous, dans un dialogue où l’on s’écoute vraiment, où l’on évite de s’opposer avant même d’avoir compris l’autre. Sachons nous tenir dans les fractures. Construisons des ponts. Prions pour ceux que nous ne comprenons pas et qui ne nous comprennent pas.
  • Multiplions les signes de fraternité par-dessus la frontière des religions. Rencontrer des croyants d’autres religions nous incite à approfondir la connaissance de notre propre foi, tout en nous demandant ce que Dieu veut nous dire et nous donner à travers nos frères et sœurs très différents.

En espérant que ces propositions nous touchent et nous mettent en mouvement, je vous souhaite à tous et toutes un très beau week-end,

salutations fraternelles

Guillaume

Une réflexion sur « Semaine du 9 au 15 janvier 2017. Taizé: ouvrir des chemins d’espérance »

  1. Bonjour Guillaume
    j’aime beaucoup la structure de ces propositions, parole biblique, commentaire et appels concrets. Celui d’aujourd’hui jeudi me touche particulièrement puisque dimanche 22 janvier nous célébrerons le culte de l’unité au Temple du Bas. Je prie pour que nous soyons beaucoup dans chacune de nos confessions à se réjouir de participer à cette cérémonie commune, et plus pragmatiquement j’invite chacun et chacune à en parler à ses proches, c’est peut-être l’occasion d’inviter des ami.e.s d’autres confessions à venir célébrer Dieu ensemble?
    Bien à toi et merci pour cette très construite, mais non moins dynamique chronique!
    Cécile

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