Culte du samedi 10 janvier 2026 – Môtiers
Lecture : Esaïe 2, 2-5
2Un jour, dans l’avenir, la montagne du temple du Seigneur sera sûrement la plus haute
des montagnes, elle s’élèvera au-dessus des collines. Alors tous les peuples viendront vers elle.
3Beaucoup de peuples se mettront en route. Ils diront : « Venez ! Montons à la montagne du Seigneur,
allons au temple du Dieu de Jacob. Il nous enseignera ce qu’il veut de nous,
et nous suivrons le chemin qu’il nous montre. »
En effet, l’enseignement du Seigneur vient de Sion. Oui, sa parole nous arrive de Jérusalem.
4Il rendra son jugement entre les peuples, il sera un arbitre pour des peuples nombreux.
Avec leurs épées, ils fabriqueront des socs de charrue, avec leurs lances, ils feront des faucilles.
Un pays n’attaquera plus un autre pays, les hommes ne s’entraîneront plus pour la guerre.
5En route, famille de Jacob ! Marchons dans la lumière du Seigneur !
Prédication de Jean-Samuel Bucher
Nous aspirons à la paix — paix intérieure et paix dans ce monde que Dieu aime tant. « Commencez par vous l’œuvre de paix, en sorte qu’une fois pacifiés vous- mêmes, vous portiez la paix aux autres* », disait un croyant du IVe siècle.
Lorsque Jésus rencontre Marie de Magdala dans le jardin le matin de Pâques, il lui demande :
« Pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu* ? » Ses larmes se changent en joie lorsqu’elle comprend que celui qu’elle désirait tant n’a pas été vaincu par la mort. Et Jésus l’envoie ensuite annoncer à ses autres amis ce qu’elle a vu et entendu.
Peu après, lorsqu’il les retrouve et qu’ils sont encore remplis de peur, ses premiers mots sont :
« Paix à vous* ! » En les rejoignant à travers leurs peurs, il les ouvre à la paix de sa présence.
En leur soufflant l’Esprit Saint, il leur confie la responsabilité de poursuivre son œuvre de réconciliation.
La paix que Jésus leur avait promise avant sa mort, une « paix que le monde ne peut donner », est bien plus qu’une simple absence de conflit. Le mot biblique shalom inclut un sens de restauration et de plénitude. C’est la paix de Dieu qui nous est confiée pour que nous puissions la cultiver et la faire grandir.
Lorsque nous aidons les autres à découvrir la liberté et la paix qui leur sont offertes, et que nous faisons ce que nous pouvons pour abattre les barrières d’hostilité ou les murs qui les enferment, alors nous participons à la vie même de Dieu. Et lorsque nous contemplons la création avec émerveillement et gratitude, en prenant soin d’elle, ne marchons-nous pas sur le même chemin ? Nous avons tous besoin de nous laisser immerger dans la paix que le Christ ressuscité promet à chacun et chacune de nous. C’est ainsi que nous pouvons cheminer ensemble et nous accompagner, en semant l’espérance* pas à pas. Même à travers les gestes les plus simples, chercherons-nous à devenir des signes de réconciliation, des pèlerins de paix, tous à notre manière, là où Dieu nous a placés ?
Ecoutons les voix de celles et ceux qui souffrent de conflits meurtriers ou encore de la violence que nous rencontrons dans nos sociétés, par exemple en gardant un contact avec des personnes vivant dans des zones de guerre. Soutenons celles et ceux qui luttent pour la justice sous des régimes oppressifs ou des régimes qui favorisent la guerre. Certains de ces témoins seraient-ils prêts à partager leur expérience ? Préparons une prière pour la paix et accueillons quelques-uns de ces témoignages. Ecoutons ce que l’Esprit Saint nous dit aujourd’hui.
Bénis-nous, Dieu d’amour. Par l’Esprit Saint, guide toujours nos pas tandis que nous marchons avec le Christ ressuscité. Puissions-nous devenir des pèlerins d’espérance, des pèlerins de paix.
Texte tiré de la lettre 2026 de la communauté de Taizé


