Porteur, porté… ainsi va la vie !

Culte du 26 juillet 2026 – Travers

Avec les baptêmes de Leonora et Liana.

Histoire : « L’autruche qui voulait voler »

Prédication de Véronique Tschanz Anderegg

Message 1

Liana va faire ses premiers pas aux environs de 12 mois. Mais elle devra encore être porté, notamment pour les longues promenades, pour monter sur les jeux au parc.

Quant à Leonora, elle est grande, mais parfois, il faut encore la porter pour être consolée, pour voir un spectacle dans une foule.

Puis viendra une longue période où les 2 filles pourront se déplacer par leurs propres moyens… jusqu’à, que, très âgées, elles doivent à nouveau avoir recours à des aides pour se déplacer…

Et entre ces 2 âges ?

Si l’on envisage la question à un deuxième degré de langage, je pense que l’on peut affirmer que l’être humain est le seul mammifère qui doit être porté toute sa vie… car il faut bien l’admettre, telle l’autruche de l’histoire, il y a des moments dans notre vie où nous devons être portés, soutenus, aidés, accompagnés.

Cet état de fait n’est pas toujours facile à admettre. On aime mieux se débrouiller seuls, ne pas se sentir dépendants des autres. I

Il est plus agréable de montrer ses aspects solides et forts que de faire étalage de sa fragilité et de ses faiblesses.

Cette histoire d’autruche qui a pu voler grâce à tous les autres volatiles qui l’ont portée me fait penser à une autre histoire, vécue, celle-là, par Jésus :

Lecture de Marc 2.1-5

1Quelques jours plus tard, Jésus revint à Capernaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison. 2Une foule de gens s’assembla, si bien qu’il ne restait plus de place, pas même dehors devant la porte. Jésus leur donnait son enseignement. 3Quelques hommes arrivèrent, lui amenant un paralysé porté par quatre d’entre eux. 4Mais ils ne pouvaient pas le présenter à Jésus, à cause de la foule. Ils ouvrirent alors le toit au-dessus de l’endroit où était Jésus ; par le trou qu’ils avaient fait, ils descendirent le paralysé étendu sur sa natte. 5Quand Jésus vit la foi de ces hommes, il dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. »

Message 2

J’aime cette histoire. Elle me permet de m’identifier à ses différents protagonistes, de me sentir, au fil des événements de ma vie, en lien avec tel ou tel personnage de cet épisode :

  • Parfois je suis comme la foule… je suis un obstacle qui m’éloigne et éloigne les autres de Dieu, de par mon manque de discernement, de par mon peu d’Amour de par la poursuite de mon propre intérêt et de par mon manque de soin à l’autre.
  • Parfois, je suis comme Jésus… par un geste, une parole qui font du bien, je peux remettre quelqu’un debout. Bien sûr, je n’ai ni le pouvoir de supprimer les difficultés de l’existence, ni d’abolir la mort, mais je peux libérer momentanément des angoisses, de la haine, des idées fausses sur Dieu.
  • Parfois, je suis comme le paralysé… j’ai besoin d’être portée, soutenue, accompagnée, remise debout pour continuer à vivre
  • Parfois, je suis comme les porteurs… j’ai les forces nécessaires pour, à mon tour, porter, soutenir, redonner un élan.

J’aimerais encore dire quelques mots sur ces porteurs. Ils n’utilisent pas un chemin habituel pour amener le paralysé près de Jésus. La foule les empêche d’avancer, alors ils empruntent une voie peu commune, probablement plus difficile… par le toit.

Pour moi, c’est le symbole d’un chemin particulier, hors normes, pas habituel.

Nous ne savons pas encore quels seront le chemin de vie de Liana et de Leonora. Ce qui est sûr, c’est qu’ils seront uniques.

Peut-être qu’elles suivront des sentiers particuliers, parfois en dehors des clous, parfois compliqués, parfois par des raccourcis ou par des détours.

Et probablement qu’elles emprunteront des chemins que vous n’aviez pas envisagés, qui vous effrayeront, vous laisseront perplexes ou vous rempliront de joie et de fierté.

Il sera bon alors de vous rappeler l’attitude de Jésus dans cette histoire… Jésus ne retient pas les porteurs. Il ne les empêche pas de prendre ce chemin particulier. Il accepte ce chemin nouveau. Il laisse faire… ou plutôt, Jésus fait confiance.

Oui, je trouve qu’il y a dans cette attitude une confiance forte, qui, à son tour, donne confiance.

En effet, quelle joie et quel réconfort de savoir que quelqu’un nous fait confiance et compte sur nous, quelle que soit la voie empruntée.

En tant que Maman, que Parrain-Marraines, c’est difficile d’adopter la même attitude.

Mais que nous puissions entendre et nous rappeler que nous, les enfants de Dieu, nous avons toute sa confiance et son amour qui nous portent d’un bout à l’autre de la vie.

Amen