Conférence de l’Unité

Les communautés catholique St-Etienne et protestante de La BARC organisent une conférence ayant pour titre « Taizé, une jeune communauté œcuménique de 75 ans, source d’espérance toujours jaillissante en quête d’unité et de justice»

Les conférenciers seront Jacques-André Calame, Guillaume Klauser et sr Svenja de Grandchamp

La conférence est suivie d’un repas spaghetti

Mardi 23 janvier 2018, 18h30, au Cercle catholique de Colombier

Ciné-BARC

Ciné-BARC reprend le 17 janvier, pour un nouveau cycle de trois films, sur le thème de David vs Goliath. Les séances sont suivies d’un poussenion apporté par les participants. Pour plus de détails: consultez le journal paroissial, ici

Les mercredi 17 janvier, 14 février et 14 mars, à 19h30, à la Maison de paroisse à Bôle

Installation de notre nouvelle pasteure!

Le 14 janvier, la paroisse a la joie d’installer sa nouvelle pasteure Diane Friedli, référente de Colombier et d’Auvernier. Le culte à 10h au temple de Colombier, sera suivi d’un repas sur inscription, à la maison de paroisse à Bôle.

Tous les paroissiens sont bienvenus, en s’inscrivant à l’adresse de la paroisse (labarc(a)eren.ch

Dimanche 14 janvier, 10h, au temple de Colombier

La Réforme au XVIe siècle: une grande idée ou un marketing d’enfer? par Gabriel de Montmollin

Maison de paroisse à Bôle, jeudi 16 novembre, 20h

Plus de 20 millions de lecteurs ont eu sous les yeux un texte de Martin Luther durant la vie du Réformateur. Certains historiens voient dans la naissance du protestantisme en 1517 la première campagne de presse de l’histoire. La naissance de l’imprimerie 60 ans avant la Réforme peut être ainsi considérée comme un événement clé des succès de cette dernière. Cette alliance d’une technique de communication et d’une grande idée suscite des interrogations passionnantes, car elle met en question l’idée qu’une grande intuition peut se suffire à elle-même indépendamment de tout marketing.

Directeur du Musée International de la Réforme à Genève et commissaire de sa dernière exposition « Print! Les premières pages d’une révolution », le théologien, journaliste et éditeur Gabriel de Montmollin revient sur ces liens étonnants entre Luther et Gutenberg.

Election d’un nouveau pasteur

Après le départ de Frédéric Hammann en août et celui annoncé de Sylvane Auvinet en octobre, c’est le moment de renouveler le corps pastoral de La BARC. Après une mise au concours à laquelle ont répondu de très bons candidats, le choix du conseil paroissial s’est porté sur Mme Diane Friedli, pasteure dans la paroisse du Joran, qui entrera en fonction le 1er novembre.

Son élection est fixée au dimanche 1er octobre à l’issue du culte. Tous les paroissiens inscrits au fichier ont le droit de vote. Une belle élection est un signe encourageant pour le pasteur qui arrive! Venez nombreux…

Foulées de la Solidarité

Les Foulées de la Solidarité, inscrites au calendrier des courses hors stade de la région s’adressent à toutes catégories d’âges et se tiendront le mercredi 14 juin sur les hauts de Peseux. La particularité de ce rendez-vous sportif est d’une part qu’il est mis sur pied par un groupe de paroissiens réformés et catholiques de La BARC et de La Côte et d’autre part qu’il est associé à un geste de solidarité. Chaque participant à la course s’acquitte d’une finance d’inscription. Somme qui, complétée par le soutien de sponsors et le produit de la vente de boissons et pâtisseries, est versée à deux projets d’entraide dans le Sud. Projets soutenus par l’EPER et Action de Carême. Convaincus que la faim dans le monde n’est pas une fatalité, que notre mode de vie et notre attitude de consommation a des répercussions sur les conditions de vie de populations du Sud, nous souhaitons, en favorisant ce geste solidaire, attirer l’attention et partager avec d’autres des valeurs qui nous tiennent à coeur.
Ce sympathique moment sportif intergénérationnel peut avoir lieu grâce à la collaboration du FC Comète et de la Commune de Peseux et surtout grâce à l’aide de nombreux bénévoles présents avant et pendant la course : mise sous pli des programmes, confection de pâtisseries, aide au parcage des voitures, distribution de ravitaillement, tenue de la buvette, inscriptions, départ, chronométrage, commissaires de course, balisage/
dé-balisage, coureur-balai… Une multitude de postes sont à pourvoir chaque année et c’est avec reconnaissance que nous pouvons compter sur l’engagement fidèle et motivé de tout un groupe de paroissiens
et amis.
Coureurs, supporters, promeneurs ou tout simplement curieux, ne manquez pas ce rendez-vous animé, convivial et ensoleillé (selon la tradition) !

Enfants: 17h
Ecoliers: 18h
Jeunes 5 km, adultes 5 km et 10 km + marche, walking: 19h15
Mercredi 14 juin, inscription sur place dès 16h45, au stade de foot du FC Comète (Peseux)

Pour donner un coup de main labarc(a)eren.ch

Autour de Pâques

Vendredi saint, 14 avril, culte, 10h, au temple d’Auvernier

Aube de Pâques, 16 avril, 6h, départ de Rochefort (au-dessus du bâtiment communal)

Cultes de Pâques: 8h, au temple de Rochefort et  10h, au temple de Colombier

Veillées de carême

Au cours de cette année 2017, où les protestants célèbrent le 500e anniversaire de la Réforme, chacun aura de multiples occasions de redécouvrir les nouvelles voies que les grands réformateurs du XVIe siècle nous ont ouvertes. Cependant, à vrai dire – du moins pour quelques-uns d’entre nous – il semble évident que l’oeuvre qui a le plus profondément marqué l’existence de notre génération, est celle de Karl Barth. Et non seulement la pensée et les textes de Barth, mais celle et ceux de théologiens et de pasteurs engagés à ses côtés. Parmi ceux-ci, nous aimerions présenter l’oeuvre et la personne d’Edmond Jeanneret, qui fut longtemps pasteur à Bôle (NE).
Personnalité singulière… car l’éminent théologien qu’il était – dans le
sillage de Barth – nous a laissé une oeuvre poétique importante, d’une tonalité unique que l’on retrouve dans l’ensemble de son oeuvre.
Il a su y réconcilier les hautes exigences et de l’art et de la foi. En effet, une grâce semble l’avoir protégé et des pièges de l’esthétique et de l’édification religieuse.
Albert Béguin, ce grand lettré voyait dans cette poésie «la chair indispensable à la théologie». «Une telle conception de la poésie où Dieu se laisse revêtir de la chair des mots, ne manquait, effectivement, ni d’originalité ni de perspicacité». (Gilbert Vincent, in «Poésies complètes», p. 1 et 2, 1985.)
Enfin… voici !… Pour Edmond Jeanneret, il paraît clair que Karl Barth a été le réformateur de notre temps.

Les veillées de carême s’inspireront de l’oeuvre d’Edmond Jeanneret…
Mardis 28 mars, 4 et 11 avril, à 20h, au temple d’Auvernier

Réformation, prédication d’Elisabeth Parmentier

Elisabeth Parmentier est professeure de théologie pratique à l’Université de Genève. Elle a prêché à Colombier lors du culte de la Réformation, le 6 novembre 2016.

1 Co 1/17-31 : La folie de la croix

Luc 18,10-14 : Le Pharisien et le Publicain au Temple

 

Faire mémoire du gros anniversaire de la Réforme, c’est nous demander pourquoi nous sommes « protestants ». Couramment on entend la réponse suivante : à cause de la liberté de penser, de la lecture biblique pour toutes et tous, de l’approche immédiate de Dieu, de l’engagement éthique, du sens de la responsabilité personnelle… Tout cela est vrai- mais ce sont les effets de surface.

 

Et vous ne venez pas au culte pour vous complaire dans les compliments de surface – vous y venez pour y retrouver le cœur même qui fait battre la foi – la question du sens et de l’avenir. Nous devons faire passer aux Réformateurs leur propre question – « test »: qu’est-ce qui résiste à l’épreuve, à la Anfechtung ? Je veux donc aller là où bat le cœur de la Réforme et nous en sommes plus près que nous le pensons !

 

Dans une rencontre de catéchèse, une adolescente Irakienne chrétienne demande : « Vous croyez vraiment en Dieu ? », et elle donne elle-même sa réponse : « Moi je ne crois pas en Dieu que je ne vois pas, mais je crois au diable – je ne peux pas faire autrement, parce que je l’ai vu ! Il est partout, dans mon pays, dans la guerre que j’ai vue, il est dans mes rêves, dans ma peur, tout en moi – Mais Dieu, je ne l’ai pas vu ».

 

Le « diable » ! On sursaute. C’était l’obsession du Moyen Âge, comme on le voit dans les écrits des Réformateurs qui annoncent la libération de 3 malheurs : « de la mort, du péché et du diable ».

 

Mais, comme cette jeune fille, remplacez diable par violence, guerre, angoisse, méfiance, ou même haine, et nous en voyons la grimace omniprésent.

Même si les idylliques montagnes suisses arrivent encore à cacher la violence, c’est le fléau de la PEUR qui devient aussi contagieux aujourd’hui que la peste au Moyen Âge.

 

« Post tenebras Lux » : « Après les ténèbres la lumière », devise de la Réforme calvinienne, prend donc aujourd’hui le ton de l’urgence !

Nous voilà incroyablement proches de la question vitale :

Quelle lumière peuvent apporter les chrétiens à ceux qui voient la mort, le péché et le diable plus visibles que le Dieu qui offre la miséricorde?

 

Martin Luther, comme cette jeune Irakienne, n’a pu faire l’expérience de Dieu que par ce besoin vital de ne pas être livré à un avenir angoissant. Il a découvert dans la révélation biblique la « certitude du salut ».

 

« Certitude » ! Pour nous le maître mot serait « assurance » – assurance tous risques ! A l’époque, on s’assurait contre un mauvais avenir, par exemple en achetant des actions – non des actions bancaires, mais des actions méritoires ! Imaginons ce que ce serait si les Réformateurs revenaient nous dire : n’achetez pas d’actions, mais acceptez gratuitement la « certitude du salut » ! On ne se méfierait pas tant de la certitude, que de la gratuité ! Ce n’est pas facile d’accepter une chose pour laquelle on n’a rien donné !!

 

Il nous faut prendre conscience de l’incroyable bouleversement qui fait passer d’un avenir tarifé, encadré par des exigences, à un cadeau, à ce que les Réformateurs re-découvrirent comme « l’Evangile » – avec E majuscule !

« L’Evangile », le cœur qui fait battre la Réforme, la « bonne nouvelle du Salut », qui porte le nom de JC.

 

Nous avons depuis ces siècles tellement bien compris qu’en JC Dieu montre son visage d’Amour, nous sommes si bien passés avec la Réforme de la face inquiétante du Dieu juge à Dieu avec nous et « pour nous », en JC, que nous avons même tendance à la voir comme une sorte de grand-père qui n’a plus de force, plus de pouvoir, plus d’autorité – face à la mort, au péché et au diable qui eux semblent pleins d’une vitalité fort juvénile !

 

Pour mettre encore plus ce Dieu d’amour au test, j’ai précisément choisi un texte de l’apôtre Paul, qui rappelle que le cœur de l’Evangile n’est pas la grande victoire ou la montée en gloire, mais la croix, la faiblesse, la mort de JC !

 

« Folie » ! Comme l’a très bien écrit l’apôtre ! Folie d’opposer aux spectres de violence et de peur un Crucifié ! Folie de prêcher un Dieu vulnérable, pris lui-même dans la mort, plutôt qu’un souverain qui déchirerait les cieux pour venir nous défendre (comme on le rêverait souvent !). Prêcher la Réforme protestante, c’est assumer de prêcher le Dieu qui refuse les armes, qui refuse la violence, qui pardonne et ne châtie pas.

 

Nous aimerions en tant qu’Eglises, pouvoir apporter une prédication plus musclée face au mal et au malheur.

 

Qui aurait voulu inventer un Dieu faible ? Comme atout pour la communication c’est raté !

Or c’est justement l’incroyable qui montre que cela ne peut être imagination humaine ! Car la souveraineté du Dieu de JC est qu’il ne répond pas à la violence par la violence, mais qu’il apporte la réponse incroyable de prendre en compte notre humanité : il choisit ce qui est faible, ce qui est petit, ce qui est méprisé, pour que cela soit assumé et libéré !

 

Comment ? Prenons en exemple comment le texte de l’évangile vient l’éclairer : voilà deux hommes au Temple – l’un, qui a fait de la théologie et est un croyant impeccable, se gargarise devant Dieu de respecter tout à la lettre et méprise celui qui est, à ses yeux, faible et incapable. Le second se frappe la poitrine et demande pardon de ne pas être à la hauteur – et c’est lui que Dieu déclare « juste ».

Lorsque la Réforme affirme la « liberté » chrétienne, ce n’est pas celle du croyant impeccable, qui à force d’intelligence et d’efforts vertueux, arrive plus près de Dieu. Mais c’est la LIBERATION (et non la liberté naturelle) de la personne qui ose déposer ses incapacités, ses trahisons, ses peurs, ses violences, les remettre en toute confiance à JC. Et les Réformateurs savaient de quoi ils parlaient, eux qui n’étaient pas des saints, mais aussi des violents, des agitateurs, des irréconciliables !

Dieu ne choisit pas de faire la leçon et de condamner à diverses peines proportionnelles à la faute, mais déclare un pardon déjà payé au prix fort, le prix de la mort et qui est donc ACQUIS… mais pour celles et ceux qui l’ACCEPTENT en regardant leurs incapacités et non leur zèle ou leur gloriole !

 

La prédication de la croix n’est pas une morbidité ou une obsession de la négativité. Elle fait la lumière ! Post tenebras lux !

 

« Lumière » ! C’est que la « prédication de la croix » ne s’arrête pas au calvaire, mais est éclairée par ce qui s’est passé au matin de Pâques ! Lumière d’une réponse inédite, incroyable, impensable ! Mais si forte qu’elle a poussé les premiers disciples jusqu’au martyre, et tant d’autres après eux, et si forte que cette lumière arrive jusqu’à nous: ce Dieu qui se donne dans la faiblesse, il est véritablement souverain sur le dernier ennemi sur mort! Et il nous donne sa souveraineté en réponse à nos peurs.

Pouvons-nous le croire ? Si nous sommes tous « prêtres, prophètes et rois », comme l’a annoncé la Réforme, ce n’est pas pour nos qualités ou notre conscience éclairée, mais parce que nous sommes LIBERES par la CERTITUDE qu’un Autre s’occupe de notre vie et que nous avons plus urgent à faire que de nous soucier de nous-mêmes ! Il y a du travail qui nous attend, dehors !

 

Le sens de notre vie, libérée en JC, tient en deux mots : GRATITUDE et ENGAGEMENT – ou dans le terme de Calvin « sanctification ».

Gratitude car le Dieu souverain ne faiblit pas dans son ultime amour donné en JC, notre histoire et notre avenir.

 

« Engagement », car nous sortirons de ce culte pour aller vers ce que les Réformateurs ont appelé « le culte ordinaire » : la vie quotidienne, où nous avons à être « prêtres », c’est-à-dire ceux qui prient pour les autres, « prophètes » : ceux qui vivent et parlent de leur foi, et « rois » : ceux qui sont librement et joyeusement au service de celles et ceux qui se trouvent sur leurs routes. Nous pouvons assumer notre faiblesse, mais dans la « certitude » d’être tenus, pour la vie et la mort, dans la miséricorde de Dieu.

 

« La miséricorde » : un beau nom pour l’Evangile et pour la prédication de la croix qui cloue le bec à la violence des hommes.

C’est là que bat le cœur de la Réforme, qui nous permet d’accepter d’être croyants et douteurs, forts dans notre faiblesse. Il est vital que ce cœur remis à battre par la Réforme, soit le témoignage qui réunisse tous les chrétiens. On nous attend tous ensemble dans ce monde si rempli de méfiance, voire même de haine ! Cette bonne nouvelle de la miséricorde, qui est don de Dieu et non notre orientation naturelle, peut être la lumière que nous posons autour de nous, partout, dans nos relations humaines.

Poser la lumière du Crucifié Ressuscité par le Dieu de miséricorde : c’est notre culte « ordinaire », notre « profession » de foi protestante et chrétienne.