En 2017 nous allons – partout en Europe – fêter les 500 ans de l’affichage des thèses de Luther qui a donné la première impulsion publique à la Réforme. Elle a amené beaucoup de changements dans tous les domaines que cela soit au niveau social, politique, religieux, culturel, économique, et bien d’autres. Et aujourd’hui, 500 ans plus tard, qu’y a-t-il à dire sur ce mouvement protestataire?

En 1529, le réformateur Guillaume Farel (1489-1565), originaire de Gap (France) vient à Neuchâtel avec une recommandation de Berne, dans le but d’y introduire la Réforme. Il est un prédicateur passionnant et exalté mais n’eut le droit de prêcher que dans la petite chapelle de l’Hôpital.

On lui reproche de semer l’ivraie, et alors il réplique: «Une prédication sainte et si pure ne saurait être appelée semence d’ivraie!» et vers la fin de sa vie il dit: «Si j’ai exposé mes cheveux blancs à quelque danger à cause de l’Evangile, rien ne saurait m’être meilleur!»

Une inscription à l’intérieur de la Collégiale rappelle encore aujourd’hui ces événements: Le XXIII d’octobre (1530), fut ostée et abbatue l’idolâtrie de ceans par les bourgeois. En effet les autels, les statues, les peintures et la croix furent détruits, moins par un mobile spirituel des bourgeois que par les soldats rentrés d’une mission à Genève et sortis éméchés des cabarets de la ville. pour Guillaume Farel l’idôlatrie était inconcevable : « Si nous avons un Christ vivant, qu’avons-nous plus besoin de ces images muettes et de ces peintures? Otons-les et adorons désormais le Dieu vivant et rédempteur».

site du Jubilé de la Réforme dans le canton de Neuchâtel