Journée des réfugié-e-s à Neuchâtel
programme du 9 au 27 juin 2026
Des êtres humains fuient la guerre, l’expulsion et la répression. Des êtres humains doivent quitter leur pays, parce qu’il y règne la guerre ou des conflits violents, parce qu’ils y sont persécutés ou doivent y vivre dans des conditions périlleuses. À l’heure qu’il est, environ 122 millions de personnes sont en fuite dans le monde. La plupart parviennent à se protéger dans leur propre pays (les déplacés internes) ou trouvent refuge dans un camp de réfugiés d’un pays voisin.
Des chemins de fuite mortels et un droit d’asile démantelé. Sur la base du régime d’asile européen commun (RAEC), qui entre en vigueur avec de nouveaux durcissements à mi-juin 2026, il y a toujours moins de personnes en fuite qui parviennent dans des pays comme la Suisse ou l’Allemagne. En revanche, le nombre de personnes qui périssent sur les chemins d’exil de plus en plus dangereux vers l’Europe augmente. Ils et elles décèdent sur des bateaux inaptes à la navigation, suffoquent dans des camions, meurent de faim et de soif dans le désert ou restent grièvement blessé.es dans les forêts aux frontières extérieures de l’Europe. Le régime d’asile européen commun, en vigueur dès la mi-juin 2026, viole de manière élémentaire les droits humains et la convention de Genève sur le statut des réfugiés de 1951.
Contre l’oubli. Avec l’action « Les nommer par leur nom », nous élevons notre voix contre cette politique migratoire qui méprise les êtres humains et pratiquons un deuil public. Nous faisons surtout mémoire de toutes ces personnes qui sont souvent mortes de manière anonyme et ne sont enterrées nulle part. Pourtant, leurs familles et leurs proches sont en deuil. Des parents ont perdu leurs enfants, des enfants ont perdu leurs parents. Cela ne peut continuer ainsi. C’est un scandale que nous dénonçons publiquement en lisant leurs noms et en mentionnant les circonstances de leur mort.
Avec la pétition de cette année, nous demandons aux responsables de la politique et de l’administration de ne pas refouler les personnes qui sont déjà en Suisse vers des pays où elles sont exposées à des conditions de vie indignes et où leurs droits fondamentaux ne sont pas garantis. La Suisse doit elle-même traiter leur demande d’asile et leur assurer la protection.
Nous nous engageons en faveur des droits humains de toutes et tous, car ils sont indivisibles. Nous appelons les États européens, et avec eux la Suisse, à respecter les droits fondamentaux et à ne pas démanteler le droit de chaque personne à demander l’asile.
Participe, engage-toi pour le droit et l’humanité!!
Site officiel: www.beimnamennennen.ch